Tableau DPE 2024 : les seuils des classes A à G et les changements à connaître
Le tableau DPE 2024 présente les seuils du Diagnostic de Performance Énergétique qui permettent de classer un logement de A à G. En 2024, ces repères restent la base de l’étiquette énergétique, avec une adaptation entrée en vigueur le 1er juillet 2024 pour certaines petites surfaces.
Concrètement, le DPE repose sur deux indicateurs : la consommation énergétique primaire en kWhEP/m².an et les émissions de gaz à effet de serre en kgCO2/m².an. La classe finale du logement correspond au plus mauvais résultat entre ces deux critères.
Le tableau DPE 2024 des classes A à G
Le classement DPE s’appuie sur des seuils précis. Pour lire une étiquette énergétique, il faut comparer la consommation du logement et ses émissions aux bornes officielles de chaque classe.
| Classe | Consommation d’énergie primaire | Émissions de CO2 | Lecture pratique |
|---|---|---|---|
| A | ≤ 70 kWhEP/m².an | ≤ 6 kgCO2/m².an | Très performant |
| B | 71 à 110 kWhEP/m².an | 7 à 11 kgCO2/m².an | Excellente performance |
| C | 111 à 180 kWhEP/m².an | 12 à 30 kgCO2/m².an | Logement correct |
| D | 181 à 250 kWhEP/m².an | 31 à 50 kgCO2/m².an | Performance moyenne |
| E | 251 à 330 kWhEP/m².an | 51 à 70 kgCO2/m².an | Consommation élevée |
| F | 331 à 420 kWhEP/m².an | 71 à 100 kgCO2/m².an | Passoire énergétique |
| G | > 420 kWhEP/m².an | > 100 kgCO2/m².an | Passoire énergétique |
Le principe est simple : si un logement dépasse le seuil d’une seule des deux colonnes, il ne peut pas être classé au-dessus de cette limite. Autrement dit, la note finale dépend à la fois de la consommation énergétique primaire et des émissions.
Ce qui a changé en 2024 pour les petites surfaces
L’arrêté du 25 mars 2024 a introduit une adaptation du calcul pour les logements de petite surface, avec une entrée en vigueur au 1er juillet 2024. L’objectif est de mieux tenir compte des caractéristiques des studios et petits appartements, souvent pénalisés par le mode de calcul standard.
Cette évolution concerne notamment les logements dont la surface est réduite par rapport aux usages habituels. En pratique, elle peut modifier l’étiquette énergétique de certains biens sans changer les travaux réalisés, uniquement parce que la méthode de calcul est ajustée pour être plus représentative.
Pour un propriétaire, cela peut faire basculer un logement d’une classe à une autre, en particulier lorsqu’il se situait à proximité d’un seuil. Le point important à retenir est donc la date de validité du diagnostic et la méthode de calcul appliquée.
Comment lire une étiquette énergétique DPE
Un DPE affiche toujours deux résultats : la consommation annuelle en énergie primaire et les émissions annuelles de CO2 rapportées à la surface du logement. Le classement global retient la moins bonne des deux performances.
La notion de kWhEP/m².an correspond à l’énergie primaire, c’est-à-dire l’énergie nécessaire pour produire et livrer l’énergie consommée dans le logement. C’est une donnée différente de la consommation finale affichée sur certaines factures.
Le coefficient de conversion électricité joue ici un rôle important : il permet de convertir l’électricité consommée en énergie primaire selon la méthode réglementaire. C’est l’une des raisons pour lesquelles un logement électrique peut avoir un classement différent d’un logement chauffé au gaz, à surface et usages comparables.
La colonne des émissions, exprimée en kgCO2/m².an, mesure l’impact climatique du logement. Elle peut faire baisser la note finale même si la consommation semble acceptable.
Que signifie une classe F ou G pour la vente et la location ?
Une classe F ou G signale une passoire énergétique. Pour un vendeur ou un bailleur, cela entraîne des enjeux pratiques importants : information renforcée de l’acheteur ou du locataire, anticipation des travaux et vigilance sur les obligations applicables au bien.
Dans les cas les plus dégradés, la réglementation encadre progressivement la mise en location des logements les moins performants. Le DPE devient alors un outil central pour planifier une amélioration énergétique et sécuriser le projet de vente ou de location.
Lorsque le logement est concerné par un DPE défavorable, un audit énergétique peut aussi s’avérer utile, voire obligatoire selon la situation. Il permet d’identifier les travaux prioritaires et d’estimer les gains de performance possibles.
Validité du DPE : durée, mise à jour et remplacement
La validité DPE dépend de la date du diagnostic et du cadre réglementaire applicable. Un DPE trop ancien peut ne plus être recevable pour une vente ou une location, notamment si les règles ont évolué entre-temps.
En cas de travaux importants, de changement de méthode ou de diagnostic devenu obsolète, il peut être nécessaire d’en établir un nouveau. C’est particulièrement vrai si le bien est proche d’un seuil de classe ou s’il risque de basculer dans la catégorie des logements très énergivores.
Obligations du vendeur et du bailleur face au tableau DPE 2024
Le DPE fait partie des documents essentiels du dossier immobilier. Il informe l’acquéreur ou le locataire sur la performance du logement et sur ses conséquences financières, environnementales et réglementaires.
Pour un vendeur comme pour un bailleur, les principaux réflexes sont les suivants :
- faire réaliser un diagnostic de performance énergétique conforme à la réglementation en vigueur ;
- vérifier la date d’établissement du diagnostic et sa validité ;
- contrôler la classe affichée avant la mise en vente ou en location ;
- anticiper les conséquences si le logement est classé F ou G ;
- préparer, si nécessaire, un audit énergétique ou un projet de travaux.
Cette vigilance est d’autant plus importante que le tableau DPE 2024 sert de référence pour mesurer la performance énergétique du bien et pour comprendre ses obligations futures.
Questions fréquentes sur le tableau DPE 2024
Le tableau DPE 2024 a-t-il changé pour tous les logements ?
Non. La modification entrée en vigueur le 1er juillet 2024 concerne surtout l’adaptation du calcul pour les petites surfaces. Les autres logements continuent d’être classés selon les seuils officiels A à G.
Une étiquette énergétique peut-elle évoluer sans travaux ?
Oui, si la méthode de calcul change ou si un nouveau diagnostic remplace l’ancien. Un logement peut alors obtenir une classe différente, même si ses équipements n’ont pas changé.
Pourquoi deux logements semblables n’ont-ils pas la même classe ?
Parce que le DPE tient compte des consommations d’énergie primaire, des émissions de CO2, du système de chauffage, de l’eau chaude, de l’isolation et de la configuration du logement. Deux biens proches en apparence peuvent donc recevoir des notes différentes.
Que faire si mon logement est classé F ou G ?
La priorité consiste à identifier les postes les plus pénalisants : chauffage, production d’eau chaude, isolation ou ventilation. Un audit énergétique ou l’avis d’un professionnel permet ensuite de définir un plan d’amélioration énergétique cohérent.
Le tableau DPE 2024 reste donc un repère central pour comprendre la performance d’un logement, sa valeur d’usage et ses contraintes réglementaires. Lire correctement les seuils A à G permet d’anticiper une vente, une location ou des travaux avec une vision claire et fiable.

Je m’appelle Chloé Robin et je rédige des contenus pratiques et accessibles sur Digradio-Nordvendée.fr. J’aborde l’actualité, la vie pro, la finance du quotidien et l’immobilier avec une approche simple : clarifier, comparer et aider à décider. Mon objectif est de proposer des articles utiles, structurés et directement actionnables.

