Liste des PDP immatriculées : comment s’y retrouver avant septembre 2026
Avec l’abandon du Portail Public de Facturation (PPF) en octobre 2024, une question s’est rapidement imposée pour les entreprises : par quelle solution passer pour être conformes à la réforme de la facturation électronique ? La réponse tient en deux lettres : une PA, pour plateforme agréée (anciennement appelée PDP, plateforme de dématérialisation partenaire). Et pour choisir la bonne, il faut savoir lire la liste officielle publiée par la DGFiP.
Qu’est-ce qu’une plateforme agréée (PA) ?
Le rôle de la PA dans la réforme
Une plateforme agréée est un service en ligne privé, certifié par l’administration fiscale, qui sert d’intermédiaire entre les entreprises et les organismes publics dans le cadre de la facturation électronique. Concrètement, elle prend en charge trois missions : l’émission et la réception des factures électroniques (e-invoicing), la conversion dans les formats requis (Factur-X, UBL, CII), et la transmission des données fiscales à la DGFiP (e-reporting).
Depuis l’abandon du PPF, les PA sont devenues l’unique voie légale pour se conformer à la réforme. Aucun autre outil ne peut s’y substituer.
Qui est concerné ?
Toutes les entreprises assujetties à la TVA en France sont concernées, y compris celles en franchise en base de TVA et celles situées dans les DOM. Seuls les non-assujettis (associations, particuliers) sont exclus du périmètre.
Comment une PA obtient-elle son immatriculation ?
Pour figurer sur la liste officielle, une plateforme doit déposer un dossier auprès de la DGFiP démontrant sa capacité à émettre, transmettre et recevoir des factures électroniques en toute sécurité. Elle doit notamment obtenir la certification ISO 27001, qui atteste de la mise en place d’un système de gestion de la sécurité de l’information conforme aux standards internationaux. L’immatriculation est accordée pour trois ans renouvelables.
Les plateformes ayant déposé un dossier complet mais n’ayant pas encore finalisé les tests d’interopérabilité apparaissent sur une liste d’attente distincte, elles ne sont pas encore autorisées à opérer.
La liste des PA immatriculées en 2026
La DGFiP publie et met à jour régulièrement la liste officielle des plateformes agréées sur le site impots.gouv.fr. À ce jour, une centaine de PA sont immatriculées. Parmi les acteurs les plus connus du marché français : Cegid, Sage, SAP, Pennylane, Qonto, Yooz, Sellsy, Tiime, Esker, ou encore Indy, qui propose un module de facturation électronique gratuit pour les indépendants.
La liste n’est pas encore définitive : d’autres plateformes sont en cours d’immatriculation. Il est donc conseillé de consulter régulièrement la liste officielle avant de faire son choix.
Comment choisir la bonne PA parmi la liste ?
Vérifier l’immatriculation
C’est le prérequis non négociable. Une plateforme non immatriculée ne peut ni transmettre les factures aux clients, ni les recevoir en votre nom, ni communiquer les données fiscales à l’administration. Vérifiez toujours que la PA figure bien sur la liste officielle de la DGFiP.
Évaluer l’intégration avec vos outils
Une PA qui s’intègre directement à votre logiciel de comptabilité ou de facturation vous fera économiser un temps considérable. Certaines plateformes sont conçues pour fonctionner en silo ; d’autres s’articulent nativement avec des outils de gestion.
Comparer les tarifs
Les offres varient sensiblement. Certaines PA sont gratuites (c’est le cas d’Indy pour les indépendants par exemple) d’autres facturent à l’usage ou via un abonnement mensuel. À fonctionnalités équivalentes, le coût peut varier du simple au triple.

Je m’appelle Chloé Robin et je rédige des contenus pratiques et accessibles sur Digradio-Nordvendée.fr. J’aborde l’actualité, la vie pro, la finance du quotidien et l’immobilier avec une approche simple : clarifier, comparer et aider à décider. Mon objectif est de proposer des articles utiles, structurés et directement actionnables.

